Skip to Content

Visite du bâtiment est

Utilisez votre smartphone pour découvrir une grande variété d’œuvres grâce aux commentaires des conservateurs de la National Gallery of Art. Allez à votre rythme en écoutant autant de commentaires que vous le souhaitez dans l’ordre que vous voulez.

Pour obtenir des informations sur une œuvre, tapez le numéro du commentaire dans le cadre ci-dessous, cliquez sur « Go » et appuyez sur Play lorsque le commentaire apparait. Veillez à ne pas déranger les autres visiteurs et à mettre des écouteurs lorsque vous utilisez l’audioguide.

  • Stop 4

    Georges Braque, Still Life: Le Jour, 1929
    Still Life: Le Jour

    Georges Braque est connu pour son travail avec Pablo Picasso, les deux artistes ayant ensemble créé le nouveau style du cubisme vers 1910. Cette peinture est représentative d'une période plus tardive de la carrière de Braque au cours de laquelle il incorpore des éléments cubistes à des natures mortes et autres sujets. Ici, le grain du bois de la table, le motif du papier peint au fond et le texte du journal soulignent le jeu de motifs et de textures.

  • Stop 5

    Amedeo Modigliani, Head of a Woman, 1910/1911
    Head of a Woman

    Cette sculpture, aux traits étirés et aux yeux en amande, possède les caractéristiques des personnages stylisés que l'on retrouve dans de nombreuses peintures d'Amedeo Modigliani. Modigliani se concentre sur la sculpture entre 1909 et 1914 environ, avant de mourir de tuberculose à l'âge de 35 ans en 1920.

  • Stop 6

    George Bellows, New York, 1911
    New York

    Achevé en février 1911, New York est un tableau ambitieux de grande taille par lequel George Bellows saisit l'essence de la vie moderne dans la ville de New-York. L’intention de Bellows ici n’est pas de représenter un lieu particulier ou identifiable de la ville. S'inspirant de plusieurs quartiers commerciaux très fréquentés, il imagine une image composite et incroyablement saturée pour mieux donner le sentiment du rythme effréné de la ville.

  • Stop 7

    Edward Hopper, Ground Swell, 1939
    Ground Swell

    Le ciel bleu, les personnages exposés au soleil et la houle de Ground Swell donnent une impression immédiate de calme, mais certains détails de la peinture remettent en question ce sentiment initial de sérénité. Le bateau se trouve face à une bouée au milieu d'un paysage marin qui est par ailleurs vide. Son usage – l'avertissement d'un danger invisible ou imminent – rend la scène inquiétante. Les nuages cirrus dans le ciel bleu, souvent annonciateurs d'orage, renforcent cette impression de perturbation.

  • Stop 9

    Aaron Douglas, The Judgment Day, 1939
    The Judgment Day

    En 1927, James Weldon Johnson, personnage emblématique de la Renaissance de Harlem, publie son chef-d'œuvre, God’s Trombones: Seven Negro Sermons in Verse. Chaque sermon, sous forme de poème, est accompagné d'une illustration d'Aaron Douglas, un jeune artiste afro-américain récemment venu vivre à Harlem. Des années plus tard, Douglas commence à traduire ses illustrations en peintures à huile de grand format. The Judgment Day est le dernier d'une série de huit tableaux. Au centre, l'imposant ange Gabriel enjambe terre et mer. Avec sa trompette, l'archange appelle les nations de la terre à se présenter au Jugement.

  • Stop 11

    Pablo Picasso, Family of Saltimbanques, 1905
    Family of Saltimbanques

    Famille de saltimbanques est la peinture la plus importante du début de la carrière de Pablo Picasso. À ses yeux, ces saltimbanques vagabonds (acrobates, danseurs, bouffons) représentent la mélancolie de la classe marginalisée et négligée des artistes, une sorte de famille élargie à qui il s'identifie. Comme les membres de cette famille, le peintre espagnol a connu la pauvreté lors de ses premières années à Paris alors qu'il cherchait à être reconnu. L'arlequin triste – au costume à losanges, tout à gauche – a le visage sombre et intense du jeune artiste lui-même.

  • Stop 13

    Henri Matisse, Open Window, Collioure, 1905
    Open Window, Collioure

    Aujourd'hui Fenêtre ouverte, Collioure de Henri Matisse peut sembler suave et lyrique, mais à l'époque, ses gros coups de pinceaux et l'intensité des couleurs ont été reçus comme violents. De petite taille mais visuellement explosif, ce tableau emblématique du début du modernisme est désormais reconnu comme l'une des toiles les plus importantes du mouvement fauve, un groupe d'artistes qui cherchaient à libérer la couleur et les textures des représentations aux apparences naturelles. Fenêtre ouverte, Colliourereprésente la naissance de cette approche dans l'art de Matisse.

  • Stop 14

    Ernst Ludwig Kirchner, Two Girls under an Umbrella, 1910
    Two Girls under an Umbrella

    Cette œuvre date du début de la carrière prolifique d'Ernst Ludwig Kirchner, lorsqu'il était l'un des membres fondateurs du groupe expressionniste Die Brücke (Le Pont) à Dresde en 1905. Dans ce tableau, Kirchner présente deux nus dans un décor naturel plutôt que dans un espace artificiel d'atelier académique. La peinture illustre également l'utilisation de formes franches, souvent crues, et de couleurs vives par l'artiste.

  • Stop 15

    Wassily Kandinsky, Improvisation 31 (Sea Battle), 1913
    Improvisation 31 (Sea Battle)

    La peinture de Wassily Kandinsky n'est pas sans rapport au réel, mais les détails sont ici déformés et adaptés de façon à exprimer une atmosphère. Bien que les formes indéfinies et les lavis de couleurs semblent parfaitement abstraits a priori, ils composent quelques images reconnaissables. Deux bateaux, motif central d'Improvisation n° 31 (Bataille navale), dont les mâts sont suggérés par de fines lignes noires, sont en plein combat. Le sujet, que l'on retrouve dans plusieurs Improvisations de Kandinsky, a probablement été inspiré par l'imagerie apocalyptique du Livre de la Révélation.

  • Stop 16

    Alberto Giacometti, No More Play, 1931-1932
    No More Play

    Alberto Giacometti, l'un des grands sculpteurs surréalistes, incorporait souvent des thèmes ludiques dans ses premières œuvres, comme dans cette sculpture. La forme utilisée ici par l'artiste ressemble à un jeu de société, avec des pièces déplaçables, mais ce en quoi le jeu consiste n'est pas clair. L'espace ambigu et les règles inconnues du « jeu » représenté par On ne joue plus donnent le sentiment qu'il s'agit d'un objet que l'on pourrait voir en rêve.    

  • Stop 17

    Marcel Duchamp, Fresh Widow, original 1920, fabricated 1964
    Fresh Widow

    Marcel Duchamp cherchait à défier les hypothèses sous-jacentes aux appréhensions traditionnelles de la peinture et de la sculpture. Fasciné par le concept américain des reproductions faciles et peu onéreuses, Duchamp commence à s'approprier des objets trouvés pour ses readymades, terme anglais qu'il emprunte à l'industrie du prêt-à-porter à l'époque où il vit à New-York. Il choque le monde de l'art en tentant d'exposer ces objets ordinaires, ne montrant souvent aucune altération, si ce n'est l'ajout de sa signature. Le titre de cette œuvre est un jeu de mot où la lettre n des mots French et window est supprimée (French window en anglais signifie « porte-fenêtre », tandis que Fresh Widow se traduit par « tout juste veuve ») et fait référence aux femmes récemment devenues veuves suite à la Première Guerre mondiale. Duchamp n'a pas fabriqué la fenêtre miniature lui-même ; il a confié le travail à un menuisier américain.

  • Stop 18

    Constantin Brancusi, Bird in Space, 1927
    Bird in Space

    Bien que cette sculpture puisse sembler abstraite, Constantin Brancusi insistait sur le fait que ses œuvres  révèlent l'essence profonde de ses sujets. Son travail s'inspire des traditions des sculptures africaines et de la sculpture roumaine populaire, et fait du socle un élément intégrant de l'œuvre. Brancusi passe plusieurs années à travailler sur sa série Oiseau dans l'espace, concevant un ensemble qui s'avérera être le couronnement de son œuvre. Contrairement aux autres sculpteurs, Brancusi n'avait pas un grand atelier. Il travaillait seul sur ses matériaux, en l'occurrence à graver de la pierre et à polir le laiton.

  • Stop 19

    Tableau No. IV; Lozenge Composition with Red, Gray, Blue, Yellow, and Black

    Dans ses peintures abstraites, Piet Mondrian cherchait à exprimer sa conception spirituelle selon laquelle des harmonies universelles règnent dans la nature. Les éléments horizontaux et verticaux de ses compositions, soigneusement calculés de façon à produire une asymétrie équilibrée, représentent des forces opposées qui évoquent l'équilibre dynamique du monde naturel. Selon Mondrian, les compositions en losange mettent en valeur la coupure, et ce sentiment de recadrage est en effet frappant ici. Les formes sont incomplètes et tronquées par les bords de la toile, suggérant une continuation au-delà des limites physiques de la peinture.

  • Stop 20

    Façades d'immeubles (Building Façades)

    Ayant le sentiment que la peinture a besoin de repartir de zéro au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Jean Dubuffet s'inspire du travail des non initiés, en particuliers des enfants et des artistes autodidactes, qu'il collectionne et appelle « art brut ». Dans Façades d’immeubles, Dubuffet montre son propre « art brut ». En utilisant une pratique scolaire consistant à gratter la peinture noire pour révéler un fond de couleur peint au préalable, Dubuffet crée la vue d'une rue parisienne telle qu'elle pourrait apparaître à un enfant. Cependant, la grille soigneusement contrôlée et le mur compact et imposant de peinture démontrent que Dubuffet connaissait les tactiques modernistes.

  • Stop 22

    Jackson Pollock, Number 1, 1950 (Lavender Mist), 1950
    Number 1, 1950 (Lavender Mist)

    En 1948, les premières peintures de taille murale de Jackson Pollock qui utilisent la technique de l'égouttement, ou « dripping », suscitent des avis partagés. Pour cette peinture, Pollock étend une grande toile à même le sol dans son atelier (une grange reconvertie), recouvrant presque tout l'espace. Il utilise de la peinture de décoration d'intérieur, de la peinture à l'huile, de l’émail et de l’aluminium, et il fait goutter (en anglais : drip), gicler ou il verse de la couleur avec des pinceaux ou des bâtons dégoulinants tout en marchant autour de la toile. Il disait que c'était sa façon d'être « dans » son œuvre, en agissant comme intermédiaire dans le procédé créatif. Il a apposé sa « signature » dans l'angle en haut à gauche et au sommet de la toile avec l'empreinte de ses mains.

  • Stop 25

    Roy Lichtenstein, Look Mickey, 1961
    Look Mickey

    Look Mickey est peut-être le tableau où Roy Lichtenstein, pour la première fois, transpose une scène et un style issus d'une référence de culture populaire : le livre pour enfants de 1960 Donald Duck: Lost and Found. Lichtenstein modifie légèrement l'original pour en faire une image plus homogène. Il omet des personnages en arrière-plan, il tourne le point de vue à 90 degrés, il organise les couleurs en aplats de jaune ou de bleu, et il simplifie les traits des personnages. Au niveau stylistique, Lichtenstein imite les techniques d'impression : ses contours épais noirs, ses couleurs primaires et, dans les yeux de Donald et le visage de Mickey, ses points d'encre Benday, une technique d'impression moins coûteuse alors utilisée pour produire les bandes dessinées en livres et dans les magazines.

  • Stop 27

    Eva Hesse, Test Piece for "Contingent", 1969
    Test Piece for "Contingent"

    Eva Hesse ne voulait pas créer ce qu'elle considérait comme de la belle sculpture conventionnelle. Elle refusait d'utiliser des matériaux de sculpture traditionnels, tels que le métal ou la pierre, et préférait des matières plus flexibles telles que les fibres, le plâtre ou, comme pour cette ébauche, le latex. Il s'agit de l'une des études pour l'œuvre finale Contingent, composée de huit bannières similaires, aujourd'hui exposée à la National Gallery of Australia. Hesse a décrit cette œuvre comme « ni peinture, ni sculpture. [...] C'est tout simplement une peinture suspendue ».

  • Stop 29

    Barnett Newman, First Station, 1958
    First Station

    Personnalité importante du mouvement de l'expressionnisme abstrait, Barnett Newman était un intellectuel qui élaborait ses idées au travers de sa peinture, de sa sculpture et de ses écrits. Au milieu des années 1940, il crée ses premières œuvres utilisant les éléments verticaux distinctifs, ou « fermetures Éclair », qui traversent les surfaces de couleur unie de ses toiles. Cette peinture est la première d'une série de 14 toiles que Newman appellera plus tard The Stations of the Cross, « les stations du chemin de croix » (ainsi qu'une coda : une 15e peinture intitulée Be II). The Stations of the Cross est la tentative la plus ambitieuse de Newman pour aborder ce qu'il appelle une « crise morale » à laquelle les artistes font face suite à la Seconde Guerre mondiale et à l'Holocauste : « Qu'allons-nous peindre ? »

  • Stop 33

    Helen Frankenthaler, Mountains and Sea, 1952
    Mountains and Sea

    Mountains and Sea est un parfait exemple de la technique de Helen Frankenthaler, qui crée des œuvres en produisant des taches de couleurs, par un procédé consistant à faire couler de la peinture diluée sur une toile brute non préparée. Cette méthode donne lieu à des étendues de couleurs transparentes qui semblent flotter dans l'espace, pendant que la trame de la toile accentue l'aspect plat de l'image. Ses agencements de couleurs et de formes évoquent souvent l'environnement naturel, et chaque œuvre crée un espace et une atmosphère visuels uniques.